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6.10.2007

gâteaux gambatte



Depuis que j'ai découvert accidentellement l'effet spectaculaire des laitages sur mes sinus (sérieusement, essayez d'arrêter les produits laitiers pendant une semaine puis mangez un yaourt, c'est terrifiant) je m'intéresse doucement à la cuisine végétalienne.

Ce week end m'a donné une bonne occasion de tester des recettes de gâteaux, adaptées de là-bas (d'où les mesures à l'américaine, sorry). Des recettes pleines de caféine, pour donner au petit frère bachelier en devenir toute l'énergie nécessaire pour les dernières révisions. Gambatte petit frère !




Muffins au thé vert.

Ingrédients :
1 tasse de lait végétal
1/2 tasse de tofu soyeux (à peu près 1/3 du paquet)
1/4 tasse d'huile

3/4 tasse de sucre
1 1/3 tasse de farine
1 sachet de levure
1/2 cuillère à café de bicarbonate de soude

2 cuillères à café de canelle
1/2 cuillères à café de gingembre moulu
2 cuillères à soupe de thé vert
2 cuillères à café de clous de girofle
sel, poivre (oui oui du poivre!)

Recette :

Faire chauffer le lait, puis y faire infuser pendant au moins 10 minutes le thé et les clous de girofle. Filtrer le lait infusé en pressant bien les feuilles de thé.

Mixer le tofu (ou si on est une feignasse comme moi, l'écraser finement à la fourchette, mais finalement c'est moins pénible de sortir le mixeur), mélanger avec le reste des ingrédients liquides.

Mélanger les ingrédiens secs d'autre part, puis y incorporer le mélange liquide.

Huiler les moules et y répartir le mélange, ou utiliser des papiers à muffins.

Cuisson : 20 à 25 minutes à 190°C.

Bilan : Le gâteau garde la couleur légèrement brun-vert du lait de soja au thé et a un peu la consistance spongieuse des gâteaux cuits au rice cooker. Le gingembre et le poivre donnent un goût très frais surprenant!




Cake au café

Ingrédients

1/2 tasse de tofu soyeux
1/3 tasse d'huile

1 1/2 tasse de farine
3/4 tasse de sucre
1/2 sachet de levure
1/2 cuillère à café de bicarbonate de soude
2 cuillères à café de café instantané
sel

Recette :

Dissoudre le café dans un peu d'eau chaude ou de lait végétal.

Mélanger les ingrédients secs d'une part, les ingrédients humides d'autre part (en mixant bien le tofu) puis incorporer le mélange liquide dans le mélange sec. Si la pâte est trop épaisse, rajouter un peu de lait.

Répartir dans un moule à cake huilé. Pour le fun, j'ai rajouté des pistaches et des amandes concassées dans la fin de la pâte.

Cuisson :
20 minutes à 220°C (pour former la croûte) puis 20 à 30 minutes à 190°C. Si la pâte reste trop fraîche, laisser le gâteau dans le four chaud éteint après la cuisson pour la déssecher un peu plus.

Bilan : Une jolie couleur dorée, des tâches croquantes vertes et blanches des pistaches et des amandes qui contrastent avec le moelleux du gâteau, un goût de café présent mais pas trop prononcé, le résultat a beaucoup de succès. Il est peut-être un petit peu trop lourd, la prochaine fois je mettrai un peu plus de levure.

Bon appétit! Continue

9.29.2006

Je sais cuisiner (2)

Vous vous êtes sans doute déjà retrouvés avec au fond de la cuisine (ou cachés dans le bac à légumes, si vous mettez vos fruits dans le bac à légumes, bande de) des bananes qu'il faut manger tout de suite sinon on les jette, et pas spécialement envie de manger 3 bananes là tout de suite.

En revanche, vous ne vous êtes sans doute pas retrouvés dans un dortoir d'entreprise, au fond de la campagne japonaise, avec pour tous ustensiles de cuisine :
1- un évier (oui ça peut servir pour faire genre "je suis une cuisine")
2- un grille pain
3- un rice cooker.

Me voilà donc réunissant les deux premières conditions, avec en bonus une grosse envie de pâtisserie et pas tellement plus d'ingrédients. Et pourtant j'ai réussi à en faire quelque chose, trop ouf.

Voici donc livrée pour vous ma recette de gâteau à la banane végétalien (tant qu'à faire) au rice cooker.

1- Commençons par remercier celle qui doit être remerciée : mon expérience culinaire est basée sur la recette de gâteau au rice cooker de Cléa.

2- Peler et écraser dans un récipient ces 3 bananes trop mûres

3- Ajouter environs 65g de farine et 50g de sucre, en remerciant les Japonais d'avoir adopté le système métrique, parce que si en plus j'avais dû convertir ça en cups etc... on comprend mieux pourquoi l'an passé j'ai mangé dehors limite 3 fois par jour.

4- Ajouter 1 sachet de levure chimique (oui on dirait comme ça que ca fait beaucoup de levure pour si peu de matière, mais en fait non)

5- Ajouter une petite cuillère d'huile et si nécessaire un peu de liquide (si vous avez un lait végétal quelconque sous la main, très bien, moi j'ai mis un peu d'eau, pas plus mal)

6- Si le coeur vous en dit, ajouter un truc sympa trouvé dans votre cuisine. Dans mon cas, des raisins secs. Mais je me dis qu'avec des amandes ça doit pas être mauvais non plus.

7- Verser le tout dans le bol du rice cooker.

8- Se demander comment ça marche cette besiole (genre je pouvais pas me poser la question plus tôt), appuyer au hasard sur le gros bouton, celui qui a le plus de kanjis

9- Quand le rice cooker bippe, if constater que le mélange n'est pas du tout cuit then reprendre à l'étape 8. Else, 10.

10- Démouler et miam!

Le rice cooker ne cuisant pas très fort, le mélange reste très compact (comme si à la base un gâteau à la banane c'était léger!) et se déguste à la petite cuillère. Idéal pour les jours où on a envie de traînasser sous la couette. C'est aussi ma participation au brunch virtuel et végétal de chez Absolute Green, allez-y voir que même sans être végétarien du tout ça a l'air trop bon. Continue

5.19.2006

Bonne à marier (1) : je sais cuisiner

Bientôt ici, les folles aventures de mon projet info. Mais en attendant, voici un intermède culinaire (1)


Certains ici sont des lecteurs dans le coup, certains sont à la pointe du ragotage, certains ont une relation privilégiée avec l’auteur et savent déjà que Vulcanus n’aura pas voulu de moi, en fin de compte. Une autre fois, peut-être ?

Certains ici ont le privilège de côtoyer l’auteur In Real Life, certains poussent le vice jusqu’à me fréquenter quotidiennement, certains ici sont même l’auteur de l’auteur (2) et savent que quand je déprime, je cuisine. Quand je cuisine souvent j’écoute aussi les Beatles, mais là n’est pas le propos.

Samedi dernier, donc, furieusement déprimée par ce refus, qui remit en cause tous mes projets pour l’an prochain, qui porta un sacré coup à mon estime, qui me fit frémir pour mon avenir (3), délaissée de plus par mes employeurs qui préférèrent une profession de foi à leur cours de maths hebdomadaire (oh comme je les comprends) samedi dernier donc, je passai mon après midi à cuisiner. Et c’était bien bon.

Recette pour guérir sa déprime à coup de curry thailandais

1- Squatter à la fenac en lisant gratuitement le dernier Moka et se dire d’un coup comme ça tiens, je me ferais bien un curry thaïlandais.

2- Aller au rayon loisirs créatifs, puisque c’est sous ce drôle de nom que sont rangés livres de cuisine manuels de jardinage et méthodes de tricotin. Mémoriser la recette d’un curry thaïlandais.

3- Aller dans la rue qui tient lieu de chinatown, pas dans la première boutique mais dans la deuxième (les produits sont dans des vieux cartons, pas sur des étagères, mais les prix sont divisés au moins par 2)

4- S’extasier devant tant d’exotisme. Ooh, de l’huile de piment rouge, je savais même pas que ça existait. Pis t’as vu comme c’est rouge, dis ? Haan, des bidons de 10 litres de sauce soja… Ptin, un truc japonais, hé je peux lire quatre – non, cinq – mots sur l’emballage ! Ce que c’est ? Ha non ça je sais pas.

5- Acheter un sachet de pâte de curry (la verte parce que c’est plus joli), une boîte de lait de coco (40cL), des pousses de bambou, des biscuits au sésame. Mais non, les biscuits au sésame ne vont pas dans le curry, enfin.. C’est juste parce que c’est bon.

6- Acheter aussi, ici ou ailleurs, du riz, du poulet (100g d’escalope), des légumes (genre des haricots plats, des petites carottes, toussa…), des caouètes. Ne pas manger toutes les caouètes avant d’être à la maison.

7- Faire griller dans une poêle et un peu d’huile (ou, si vous avez la classe, dans un wok) le poulet découpé en petit morceaux. Ajoutez la pâte de curry et « laissez-là dégager tout son arôme », comme ils disent dans le bouquin. Quand vos yeux pleurent, vous savez à quoi correspondent le symbole de 2 piments sur le sachet de curry vert, quand il n’y en a qu’un sur le curry jaune…

8- Délayer le mélange dans la moitié du lait de coco, puis ajouter les pousses de bambou et autres petits légumes. Ne pas faire cramer les petits légumes. Se trouver bête quand, après avoir versé 500g de légumes, on se rappelle que dans la recette ils disaient 100g.

9- Rajouter une pomme coupée en tout petits morceaux parce que ca peut pas être dégueu.

10- Rajouter les caouètes

11- Rajouter la fin du lait de coco.

12- En tout, la cuisson vous aura pris moins de 20 minutes. Vous aurez pensé de vous même à faire cuire le riz sur la plaque d’à côté, bien sûr. Oui, bien sûr.

13- Vous obtenez un mélange de poulet et de légumes très parfumés, dans une sauce verte sucrée mais qui arrache la gorge, mais d’une force ! Vous allez faire des économies de chauffage, ce soir ! Finalement, vous ne regrettez pas d’avoir mis 5 fois plus de légumes que prévu. Et un peu plus de poulet. Et une pomme. Et de ne pas vous être laissé tenter par la pâte de curry rouge. Même si ça aurait été d’une ravissante couleur.

14- Pour servir, on peut faire des boules de riz en le moulant avec un petit bol, parce que c’est plus joli.

15- Bon appétit ! Pour consoler votre glotte qui a l’impression d’être à vif, vous avez le droit de manger les biscuits au sésame (4)

Astuce : pour faire un curry végétarien, remplacer la viande par des légumes. Ce conseil plein de bon sens vous est offert par la préparation pour curry importée pour la France par Tang Frères, Paris XIIIe

(1) oui car, faut-il le rappeler, ceci est un blog de fille, où l’on peut parler épilation à la cire, crème de jour, chocolat (mmh, oui, surtout celui-là, le Poulain noir qui est même pas amer) et même jupe
(2) c’est une blague médiocre mais au moins, elle n’est pas de moi.

(3) Ho ça va, je me suis remise, hein, mais vous avez quand même le droit de m’envoyer du chocolat (mmh, oui, surtout celui-là, le Poulain noir qui …)

(4) Ou si vous préférez, du chocolat. Mmh, oui, surtout celui-là, le…



Et continuez à jouer à mon grand jeu, por favor! Continue

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